🌊🔥💨

On fait pousser des algues pour
détruire le gaz qui réchauffe la planète

Le concept en une phrase : transformer des algues en charbon biologique, puis utiliser ce charbon comme nid à bactéries qui bouffent le méthane — le deuxième plus gros pollueur du climat.

🌿 Algues en mer 🔥 Pyrolyse (charbon) 🦠 Bactéries dedans 🏭 Posé sur les cheminées 💨 Le méthane est détruit
1 Pourquoi le méthane et pas le CO₂ ?

Parce que le méthane est le cheat code du climat. Il réchauffe 80× plus que le CO₂ — mais il disparaît en 12 ans. Le CO₂ reste des siècles. Donc si tu stoppes le méthane, la planète se refroidit en une décennie. Si tu stoppes le CO₂, il faut attendre des siècles.

CO₂
66% du réchauffement · reste des siècles
CH₄
30% du réchauffement · part en 12 ans

Le méthane c'est le frein d'urgence. Le CO₂ c'est le travail de fond. Les deux sont nécessaires, mais seul le méthane donne des résultats visibles de notre vivant.

2 Pourquoi des algues ? Pourquoi pas du bois ?

On pourrait. Du biochar de bois marche aussi pour les filtres. Mais les algues ont 3 avantages énormes :

×5
plus de CO₂ capté par m² que les forêts
0
terre, eau douce ou engrais nécessaires
l'océan est quasi inutilisé

Les forêts mettent 30 ans à pousser et sont en compétition avec l'agriculture. Les algues poussent en semaines, en pleine mer, sans rien prendre à personne. L'océan c'est 71% de la planète et on n'en fait rien.

3 C'est quoi la pyrolyse ? En simple.

Tu chauffes du matériel organique sans oxygène à ~500°C. Pas de flammes — juste de la chaleur. Le carbone solide reste (c'est le biochar). Le reste se décompose en gaz et huile.

📦Ce qui entre : algues séchées
🔥Énergie : autosuffisante (les gaz chauffent le four)
🧱Ce qui sort : biochar (30%)
🛢️Bonus : bio-huile vendable (35%)

C'est un processus industriel mature — pas une technologie expérimentale. On fait de la pyrolyse depuis des milliers d'années (le charbon de bois, c'est exactement ça).

4 Les bactéries, c'est pas fragile / dangereux ?

Les méthanotrophes sont parmi les organismes les plus anciens de la planète — elles mangent du méthane depuis 3 milliards d'années. Elles vivent déjà dans les sols, les marécages, les fonds marins. On les déplace, on ne les invente pas.

Naturellement présentes partout
Mangent SEULEMENT le CH₄
Pas pathogènes
Se régénèrent toutes seules

Le biochar leur sert de "maison" parfaite — la surface poreuse leur donne un terrain immense à coloniser. 877 grammes de méthane détruits par mètre cube de filtre, chaque jour. Données publiées.

5 Où exactement on met les filtres ?

Sur les sources ponctuelles — les endroits où le méthane sort de façon concentrée et prévisible :

🗑️
Décharges (le plus gros)
🐄
Élevages industriels
🛢️
Puits gaziers & pétroliers

Ça couvre environ 60% du méthane anthropique. Les 40% restants (rizières, élevage extensif, zones humides) sont trop diffus pour être filtrés — c'est une limite honnête du système.

6 Ça coûte combien ? Qui paie ?

Ça se paie tout seul. C'est le twist qui rend le concept viable :

−6,5 M$
Coûts annuels (ferme + filtres)
+14 M$
Revenus (crédits carbone + bio-huile)
+7 M$
Profit net / km² / an

Le méthane vaut 80× plus que le CO₂ en crédits carbone (parce qu'il réchauffe 80× plus). C'est un business rentable dont l'effet secondaire est de refroidir le climat. Pas une subvention sans fin — un modèle économique qui tient.

7 Les OGM dans tout ça ?

Deux niveaux, deux logiques très différentes :

🌿Algues en mer = naturelles. Pas d'OGM relâchés dans l'océan. Espèces indigènes. Zéro débat.
🧬Bactéries dans les filtres = OGM optionnels, confinés. Dans une structure close (le biofiltre), jamais en contact avec l'environnement. Multiplient l'efficacité par 3-5×.

Sans OGM : le pipeline est rentable et fonctionnel. Avec OGM bactériens : c'est 3× plus puissant et 3× moins cher à entretenir. L'OGM est un accélérateur, pas un prérequis.

8 Combien de temps avant que ça marche ?
2025
Pilotes
2030
Scale
2035
Plateau
2040
Ça descend
2050
Niveau 1970
2055
Safe ✓

~30 ans au total. 15 ans pour construire et déployer, 15 ans pour que l'atmosphère se nettoie. Premiers effets mesurables dès ~2040. C'est long pour une vie humaine, mais instantané à l'échelle géologique — et c'est le seul levier climatique qui donne des résultats visibles en une génération.

9 Et si ça foire ? C'est quoi le risque ?

Séparons le catastrophique du probable :

🟡Le plus probable : ça marche mais plus lentement. Les fermes océaniques sont plus dures à maintenir que prévu, les bactéries performent 2× moins en conditions réelles qu'en labo. Résultat : il faut 40-50 ans au lieu de 30, ou 2× plus de surface.
🟡Risque économique : les crédits carbone s'effondrent. Mais même à prix cassé (10$/t), le pipeline reste marginalement rentable grâce aux sous-produits.
🟢Risque écologique : faible. Algues indigènes, biofiltres clos. Le pire scénario c'est que ça ne marche pas, pas que ça cause du mal.
🔴Risque systémique : le permafrost dégèle et relâche du méthane supplémentaire. Besoin +30-50%. Gérable en scalant.

Le risque de ne rien faire est infiniment pire que le risque d'essayer.

10 Ça règle tout le climat ou juste un bout ?

Un bout — mais le bout le plus rapide.

−0,3°C
Réchauffement repris (sur +1,5°C actuel)
~20%
Du problème total réglé
12 ans
Pour voir les résultats

Le CO₂ c'est 66% du réchauffement. Le méthane c'est 30%. Ce pipeline attaque le méthane à fond, et gratte un peu de CO₂ en bonus. Il ne remplace pas la transition énergétique — il achète le temps nécessaire pour la faire.

L'honnêteté : sans arrêter de brûler du charbon et du pétrole en parallèle, ce pipeline ralentit le réchauffement mais ne l'arrête pas. C'est le meilleur frein d'urgence qu'on ait, pas le volant. Il faut les deux.
0,004% de l'océan.
30 ans. −0,3°C.
Un timbre-poste d'algues dans l'océan, du charbon, des bactéries, et 30 ans — c'est tout ce qu'il faut pour reprendre un tiers du réchauffement lié au méthane et ramener l'atmosphère au niveau de 1940.
→ Tu veux creuser ?
La data complète, le pipeline étape par étape, les chiffres par km²